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crédit immobilier , unsplash

Des taux au plus bas, des crédits qui s’envolent !

Avec des taux inférieurs à 1 % sur 20 ans, les crédits immobiliers atteignent des niveaux historiquement bas. Couplé à des conditions d’octroi facilité, une durée maximale allongée et un taux d’effort relevé, c’est donc le bon moment pour investir. Mais gare aux embouteillages ! Il faut bien dire que cette situation inédite peut vous faire gagner plusieurs milliers d'euros.

La barre historique des 1 % a été franchie au mois de mai. En moyenne, les taux immobiliers ont atteint respectivement 0,85 % sur 15 ans, 0,98 % sur 20 ans et 1,18 % sur 25 ans. Des chiffres extrêmement bas. Du jamais vu même. C'est cinq fois moins qu'au premier trimestre 2001 où le taux moyen était de 5,67 % (contre 1,07 % en mai) ! Et pour le moment, aucune hausse n'est prévue. Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a même annoncé de nouvelles recommandations pour assouplir les conditions d’octroi de crédit immobilier.

Un taux d’effort porté à 35 %

Les banques peuvent désormais accorder des crédits immobiliers en calculant un taux d’endettement maximal de 35 % (et non plus 33 %) ce qui concrètement permet aux ménages français d’emprunter davantage. Par exemple, un emprunteur disposant d’un revenu mensuel de 2 500 € pouvait souscrire un crédit de 215 300 € avec un taux de 1,14 % hors assurance en mars 2020. Avec un taux d’effort à 35 %, il pourra emprunter jusqu’à 230 200 € avec un revenu équivalent, soit un crédit supplémentaire de près de 15 000 €. Un bon coup de pouce pour un achat immobilier ! A noter que le taux d'effort se calcule avec le taux annuel effectif global (TAEG) c’est-à-dire en tenant compte des assurances emprunteurs. Autre exemple : pour un couple touchant 4 000 euros nets par mois, les mensualités peuvent atteindre 1 400 euros (contre 1 320 euros auparavant).

Fini les emprunts sur 30 ans

Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, la durée moyenne des crédits immobiliers s’est établie à 236 mois en mai (soit environ 20 ans). Elle n’a jamais été aussi élevée, en dehors des fluctuations qui se constatent d’un mois sur l’autre. Cette hausse de la durée d’emprunt moyenne permet d’absorber les conséquences de la hausse des prix de vente des logements, qui se renforce au fil des mois (lire aussi notre article sur l’immobilier post-confinement https://blog.fundimmo.com/immobilier-post-confinement). Le HCSF (Haut Conseil de Stabilité Financière) souhaite désormais limiter les prêts à 25 ans pour un achat dans l’ancien, et 27 ans pour une construction neuve afin de contenir le risque de surendettement des ménages.

60 jours pour emprunter plus

Les conditions d’emprunt s’avèrent tellement avantageuses que les dossiers affluent soit pour des demandes de prêts, soit pour des renégociations. Des embouteillages apparaissent alors que les banques tournent en sous régime depuis la crise sanitaire. Il faut compter désormais jusqu’à 60 jours pour qu'un dossier soit traité, c’est deux fois plus que d’habitude ! Certains courtiers recommandent même de monter son dossier en amont des visites… Si vous souhaitez sauter le pas, c’est donc le bon moment. Ces conditions de prêt vont perdurer puisque le HCSF souhaite ancrer de manière législative ces règles d'ici à l’été 2021.

 

 

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