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Matières premières

Crise des matières premières : quels impacts pour les promoteurs ?

Entre difficultés d’approvisionnement, hausse des prix et pénurie, la filière des matières premières connaît une crise sans précédent. Et c’est le secteur de la construction qui, en bout de chaîne, est directement impacté. Alors comment limiter la casse ? Quelles sont les perspectives à moyen-terme ? Un seul mot d’ordre : s’adapter.

C’est d’abord l’acier et le cuivre qui ont ouvert les hostilités. Puis, le bois de construction et les autres métaux non ferreux ont emboîté le pas. “Le mouvement de pénurie gagne maintenant les plastiques, le polyuréthane, polystyrène et les matériaux plus techniques avec les composants informatiques, les puces, et tout ce qui est composants en silicium” détaille Olivier Salleron, président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB). Toute la filière des matières premières souffre de pénurie et de hausse des prix. Les chiffres s’affolent avec des augmentations de 20, 30 voire 40 %, selon le président de la FFB.

Entre Covid-19 et chaîne d’approvisionnement déstabilisée

Les tensions sont apparues dès 2020 avec la crise sanitaire et l’arrêt complet de certains sites industriels. D’autant plus qu’il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour que tout reparte comme avant ! “ Les plannings de maintenance n’ont pu être assurés chez les producteurs de résine. Quand il a fallu reprendre avec un effet de surchauffe, il y a eu de nombreuses pannes”, explique Élisabeth Charrier, déléguée générale du Syndicat national de l’extrusion plastique (SNEP). Un climat pluvieux a également mis à mal certaines productions. Les commandes se sont affolées par peur du manque. Les stratégies d'exportation ont été rebattues pour approvisionner en priorité le territoire national et les secteurs de première nécessité comme la santé… Bref, c’est toute la chaîne d’approvisionnement qui est perturbée ! Sans impact sur l’emploi pour le moment.

Crise des matières premières = adaptabilité 

"Les délais ont été multipliés par dix !", s'alarme Luc Charmasson, président du comité stratégique de la filière bois. "Ils sont désormais de 10 à 12 semaines pour tous les bois”. Des ralentissements qui impactent les prix et les chantiers. Le problème se pose alors des pénalités de retard. “Force est de constater que la plupart des marchés restent signés à prix fermes, non actualisables ni révisables, et prévoient des pénalités de retard”, regrette la FFB qui réclame donc « la réactivation des ordonnances qui, au printemps 2020, avaient transitoirement gelé les pénalités de retard”. Une solution qui devrait rassurer le marché de la construction neuve mais aussi les artisans. Pour ces derniers, la Capeb (syndicat patronal de l’artisanat du bâtiment) leur recommande de modifier la durée de validité des devis. “Au lieu de trois mois, il vaut mieux limiter la validité à un mois, et ajouter une clause permettant de répercuter la hausse des prix”, précise Jean-Christophe Repon, président de la Capeb. Côté marché public, le 8 avril dernier, Bercy affirmait que certaines pistes, comme l'assouplissement des règles des marchés publics, seraient "étudiées très attentivement" afin de préserver les marges des entreprises.

Après la baisse des mises en chantier, la crise sanitaire et celle des matières premières, les constructeurs doivent garder le cap ! L’optimisme de Mohamed Dahrouch, COO chez le promoteur Valoptim, devrait en inspirer certains : ”Au vu des perspectives de vaccination, nous devrions sortir de l'état d'urgence sanitaire d'ici à la mi-juillet. Nous pouvons donc estimer que, dans six mois, les stocks seront refaits, et nous reprendrons alors un rythme normal” (interview pour Décisions Achats en avril

Après la baisse des mises en chantier, la crise sanitaire et celle des matières premières, les constructeurs doivent garder le cap ! L’optimisme de Mohamed Dahrouch, COO chez le promoteur Valoptim, devrait en inspirer certains : ”Au vu des perspectives de vaccination, nous devrions sortir de l'état d'urgence sanitaire d'ici à la mi-juillet. Nous pouvons donc estimer que, dans six mois, les stocks seront refaits, et nous reprendrons alors un rythme normal” (interview pour Décisions Achats en avril).

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