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Immobilier et nouveaux usages : quels impacts envisager ?

Parler de nouveaux usages en immobilier semble résonner comme "buzzword" en ce début d’année 2022. Une chose est sûre, les lois environnementales et les aspirations des Français à consommer et travailler autrement appellent à réfléchir à ce que sera l’immobilier demain. Inclusif, vert, intelligent, utile, recyclable ? Les pistes ne manquent pas !

Évoquer de “nouveaux usages” quand on parle d’immobilier revient à analyser les critères de sélection des bâtiments par les ménages et les entreprises et, surtout, à décrypter les habitudes et tous signes d’évolution. En l’occurrence, les habitudes de vie des Français tendent à évoluer tant par le contexte économique et réglementaire que sanitaire. Selon une étude d’OpinionWay, plus d’un Français sur dix aurait changé de lieu de vie en 2020. Et d’après les agences immobilières Orpi, les recherches sur le critère « maisons » auraient augmenté de 74 %. Un besoin de nature saisissant et un besoin d’espace vital réaménagé implacable. Toujours selon Orpi, les recherches pour le critère « piscines » se sont accrues de 17 %, pour le critère « jardins » de 57 %, et pour le critère « balcons » de 82 %.

L’espace de vie, premier facteur déterminant du choix d’un nouveau lieu de vie

Si le calme et la tranquillité semblent être au cœur des aspirations des Français, d’autres tendances nourrissent le paysage de l’immobilier de demain : la recherche exponentielle de résidences semi-principales, la tendance au flex-office et au télétravail qui bousculent l’identité du bureau, ou encore le regain d'attractivité des villes moyennes. À ce titre, le plan national “Action cœur de ville” porte ses premiers fruits. Il répond à une double ambition : améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle de moteur de ces villes dans le développement du territoire. 222 communes sont concernées par ce plan d’investissement public qui permet d’inciter les acteurs du logement, du commerce et de l’urbanisme à réinvestir les centres-villes. Et c’est bien l’enjeu : le deuxième facteur déterminant des ménages reste le prix du mètre carré. C’est en tout cas ce qu’avancent 59 % de ceux qui ont changé de lieu de résidence. Les zones géographiques moins tendues sont ainsi dans le viseur avec des prix relativement plus bas.

Vers des bâtiments verts ?

Les villes sont responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre et consomment 2/3 de l’énergie mondiale. L’urgence de faire mieux n’est pas une option et la loi climat et résilience adoptée l’été dernier le confirme. La France doit atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. D’où la mise en place de la RE 2020 pour atteindre en partie cet objectif. Conséquences : les bâtiments vont devenir, de fait, moins énergivores. Mais cela pourrait-il encourager les Français à aller encore plus loin ? A envisager, par exemple, le bâtiment comme un lieu autonome en énergie, sans produire de pollution énergétique ? Ou d'envisager le lieu d’habitation comme un espace qui ne détruit pas la végétalisation de l’environnement ? Ce sont des pistes qu’il faudra étayer mais 75 % disent déjà avoir à cœur de disposer d'un habitat respectueux de l'environnement**. Les immeubles du futur s’imposeront comme un investissement responsable et écologique. Ils seront construits selon un modèle d’architecture bioclimatique, en tirant partie des atouts de son environnement direct tels que les zones ensoleillées et peu humides, qui seront plus faciles à chauffer.  

Demain, des villes plus durables ?

Selon l’association “France Ville Durable”, une ville durable se définit comme une ville qui prend soin de ses habitants, en particulier les plus fragiles, de ses écosystèmes, de ses infrastructures, de son espace public, de ses entreprises et des territoires environnants. Comment faire pour y parvenir ? Chez Eiffage, plusieurs initiatives ont vu le jour comme celle de favoriser la vie locale et promouvoir l’entraide. En partenariat avec Ensembl’, spécialiste de l’échange et de l’entraide entre voisins, l’entreprise propose ainsi une prestation de réseau social privé et gratuit entre voisins. L’idée : découvrir la vie de quartier, partager des informations, des bons plans, des coups de main, se prêter des affaires, etc. La ville durable semble émerger de plus en plus dans les problématiques immobilières. Une récente consultation citoyenne réalisée par Make.org** posait ainsi la question : Comment construire des villes plus durables, pour tous ? Au rang des réponses, on retrouve le fait de végétaliser les espaces de la ville, repenser l’organisation et la conception des quartiers, rénover et recycler l’habitat existant, progresser vers de nouvelles mobilités… Bref, à toutes les strates - l’espace de vie, le bâti et la ville - les solutions sont multiples et accessibles.

 

* source : baromètre Qualitel-Ipsos, 2021

** Consultation lancée du 9/11/2021 au 07/01/2022. Les résultats sont visibles ici : https://make.org/FR/consultation/nos-villes-durables/results.

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